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« C’est la recherche d’une émotion esthétique qui l’encourage à sans cesse revenir à l’ouvrage, se permettant quelques écarts de langage avec le réalisme, pour privilégier l’éclat de la beauté. Pour comprendre l’attirance de cet artiste pour le modelé, il convient de remonter le temps. D’origine italienne, fils d’un ébéniste d’art réputé, Christian Della Giustina, né le 25 mars 1959, s’est toujours senti attiré par une vocation artistique que son passage à l’école Corvisart et à l’école Boule n’a fait que conforter. Malgré cette formation, Della Giustina demeure un autodidacte, une sorte d’électron libre qui ne s’est jamais laissé enfermer dans le moule de la tradition sculpturale, préférant interpréter les formes à sa manière, sans avoir recours aux modèles. Parfois androgynes, quelquefois danseurs ou adolescents mais le plus souvent féminins, ces personnages dévoilent la perfection de leurs courbes avec pudeur sans érotisme marqué. »
Thierry Sznytka, critique d'art |
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"Quand je sculpte, je ne fais qu’obéir. Obéir a mon inconscient, où règne l’idéal de beauté corporelle et spirituelle, qui me pousse à passer des longues heures dans l’atelier à perfectionner des courbes et des gestes.
La Femme est pour moi une source inépuisable de l’inspiration. Ses attitudes quotidiennes, devant un miroir, avec un livre, en réflexion, en dansant…
Apres tout, je pense, que c’est exactement la danse qui dévoile le jardin secret d’un être humain : emporté par le mouvement du corps, il ne contrôle plus la raison et se laisse s’envoler au delà de frontières rationnelles, en libérant son esprit.
Etre là, saisir la magie de ce moment de transition entre le réel et l’irréel, entre la terre et le ciel, tout en essayant à transmettre à mes personnages une juste harmonie entre l’âme et le corps, est pour moi le plus grand bonheur."
Della Giustina,
Sculpteur
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